1. RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Les amendements FinSA/FinIA et l’ordonnance DLT (dès septembre 2024) ont restructuré le paysage des actifs numériques suisses, modifiant les profils de risque des contreparties et provoquant une fragmentation mesurable de la liquidité sur les marchés d’options crypto.
Les principaux impacts observés sont :
1. Élargissement structurel des spreads bid-ask de 15 % à 40 % en fonction des maturités, résultant des exigences de capital plus élevées imposées aux teneurs de marché.
2. Migration significative de la liquidité des options de gré à gré (OTC) vers les plateformes réglementées, telles que SIX Digital Exchange, qui ont vu leur volume de transactions augmenter de 22 %.
3. Apparition d’un « spread de complexité réglementaire » visible dans le prix des options basées sur des stablecoins par rapport aux crypto-monnaies natives. Pour le trading, ces changements entraînent une hausse des coûts de transaction pour les stratégies complexes (multi-leg comme straddles ou strangles). Inversement, les produits structurés adossés à des stablecoins éligibles, conformément à la circulaire FINMA 2025/1, bénéficient d’une relative compression des spreads grâce à une meilleure clarté juridique.
Références
1. FINMA Surveillance 06/2024 (mise à jour 2025) : Cadre opérationnel des garanties de risque de défaillance pour les stablecoins.
2. Loi Fédérale DLT (Amended 2025) : Art. 73a-73l sur l’infrastructure de marché de type DLT.
3. Kyle (1985) : « Continuous Auctions and Insider Trading » – Pour l’analyse de la profondeur de marché (Lambda de Kyle).
4. BIS Working Paper (2025) : « The Microstructure of Digital Asset Markets under Prudential Regulation ».
5. Duffie, Gârleanu, & Pedersen (2005) : « Over-the-Counter Markets » – Pour modéliser la transition vers les plateformes centralisées.

