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Flux d’investissement en infrastructures (Transport, Énergie, Agriculture) et impact de la tokenisation des actifs réels (RWA)

L’analyse de la période d’investissement 2025-2040, utilisant les projections de McKinsey et nos modèles Steelldy révèle une rupture structurelle dans l’allocation du capital mondial. Un besoin cumulé de 106 billions de dollars est identifié, traduisant une refonte majeure de l’outil productif global nécessaire pour soutenir la transition énergétique, l’essor de la demande numérique (IA) et le renforcement de la résilience des chaînes d’approvisionnement. L’Asie domine cette dynamique, concentrant 70 billions de dollars (66 % du total), signalant un pivot économique. Pour les investisseurs institutionnels, l’opportunité clé réside dans la financiarisation de ces actifs via la tokenisation des actifs du monde réel (RWA), visant à combler un déficit annuel de financement de 3,5 billions de dollars. Cette étude détaille ensuite les vecteurs d’investissement par secteur.

1. Transport et logistique. De l’expansion à l’optimisation systémique

Le secteur Transport & Logistique domine les investissements avec 36 T\$, se caractérisant par une dualité entre le cycle de remplacement en Occident et l’expansion en Asie. L’augmentation des dépenses n’est pas uniquement due à la croissance du trafic, mais à la transformation structurelle des actifs physiques. L’électrification des mobilités entraîne un basculement des infrastructures pétrolières classiques vers des corridors de recharge électrique et des infrastructures à hydrogène vert. Cette transition exige un renforcement significatif du réseau de distribution moyenne tension, perçu comme des projets de financement structuré (Project Finance) rentables mais soumis à des risques réglementaires importants. Parallèlement, la résilience de la chaîne d’approvisionnement (Supply Chain Resilience), influencée par le phénomène de « friend-shoring », stimule les investissements dans les ports et les hubs logistiques, particulièrement en Asie du Sud-Est et en Méditerranée. Cette fragmentation du commerce mondial déplace la priorité du modèle « Just-in-Time » vers le modèle « Just-in-Case », augmentant le ratio Capital/Revenu des infrastructures logistiques. Le secteur ferroviaire connaît une concentration majeure des dépenses d’investissement (Capex) en Chine et en Inde. On anticipe une réduction des coûts opérationnels grâce à l’automatisation et à la maintenance prédictive basée sur l’Intelligence Artificielle, ce qui améliore le ratio de couverture du service de la dette (DSCR) pour les projets ferroviaires concédés. Enfin, la logistique du « dernier kilomètre » fait l’objet d’investissements importants dans les mégapoles asiatiques pour financer des systèmes logistiques urbains automatisés. Ces actifs sont jugés stables et offrent une couverture contre les récessions, car la demande de consommation de base reste peu sensible aux cycles économiques.

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