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Projet « Bretton Woods III ». Architecture d’une unité de compte synthétique adossée aux matières premières (Commodity-Backed MNBC Basket)

I. Prologue. L’ontologie du passage à l’ « outside money »

La faillite du système de réserves fractionnaires sur les métaux précieux (étudiée précédemment) marque l’effondrement de la « monnaie-crédit » (Inside Money) au profit de la « monnaie-actif » (Outside Money). Dans le paradigme de Zoltan Pozsar, le Bretton Woods III ne repose plus sur la confiance envers les passifs d’une banque centrale (Fed/BCE), mais sur la détention prouvée d’actifs réels.

Le système émergeant ne cherche pas à revenir à l’étalon-or classique (trop rigide), mais à créer une unité de règlement neutre (U rn) basée sur un panier de MNBC dont la valeur est stabilisée par des stocks de matières premières critiques.

II. Modélisation mathématique de l’unité « R5 + / Commodity Unit »

La nouvelle monnaie de réserve mondiale, que nous appellerons le Sovereign Commodity Token (SCT), est définie comme un indice pondéré de n matières premières, géré par des smart contracts sur un registre DLT multi-juridictionnel (type mBridge 2.0).

2.1 L’équation de valeur du SCT

Soit V sct la valeur du token à l’instant t :

Vsct(t)=i=1nwiPi(t)Φi\text{V}_{sct}(t) = \sum_{i=1}^{n} w_i \cdot P_i(t) \cdot \Phi_i

Où :

  • W i : pondération de la matière première i (basée sur sa part dans le PIB mondial et sa rareté).
  • P i(t) : prix spot de la matière première en temps réel (via des oracles décentralisés).
  • Phi i : facteur de « Proof of Reserve » (PoR), ajustant la valeur selon la vérifiabilité des stocks physiques.

2.2 Composition du panier type (Steelldy Optimized)

Le panier est conçu pour maximiser la stabilité du pouvoir d’achat face à l’inflation séculaire :

  1. Énergie (40%) : pétrole brut, gaz naturel, uranium (LCOE-weighted).
  2. Métaux industriels (25%) : cuivre, lithium, nickel (indispensables à la transition).
  3. Métaux précieux (20%) : or, argent (rôle de collatéral ultime).
  4. Agriculture (15%) : blé, maïs, soja.

III. Architecture technique. Le protocole de preuve de réserve (PoR)

L’échec du COMEX était lié à l’opacité des stocks « Paper vs Physical ». Le Bretton Woods III résout ce problème par la tokenisation des stocks réels.

  1. Dépôts souverains. Les matières premières sont stockées dans des zones franches sécurisées (Singapour, Abu Dhabi, Shanghai).
  2. Audit algorithmique. Des capteurs IoT et des inspections par imagerie satellite alimentent les oracles de la blockchain.
  3. Règlement atomique. Contrairement au système SWIFT, le transfert de SCT entraîne un transfert de propriété juridique du sous-jacent physique instantanément (Atomic Settlement).

IV. Dynamique de stabilisation. Le « vaccin » contre l’inflation

Dans ce système, la masse monétaire mondiale (M global) est intrinsèquement limitée par la capacité d’extraction et de stockage des ressources réelles.

  • Disparition de l’inflation par expansion monétaire. Les banques centrales ne peuvent plus « imprimer » du SCT sans augmenter leurs réserves physiques (ou celles de leurs partenaires du panier).
  • Stabilité des taux. Le taux d’intérêt « sans risque » ne dépend plus de la politique de la Fed, mais de la productivité marginale du capital physique (le rendement réel de l’extraction et de la transformation).

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