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Comment la Russie cherche à contrecarrer l’influence française en Afrique grâce à l’architecture financière A7

L’Afrique est depuis longtemps un échiquier géopolitique où les puissances mondiales déploient leurs stratégies. La France, avec son héritage colonial et ses liens économiques profonds, a maintenu une influence significative, notamment à travers le Franc CFA. Cependant, un nouvel acteur, la Russie, émerge avec une ambition claire de remodeler cet équilibre. Moscou ne se contente pas d’une diplomatie classique ; elle déploie une architecture financière innovante, l’A7, pour s’immiscer dans les dynamiques économiques du continent et, par ricochet, affaiblir la position française.

Cette offensive russe ne se limite pas à des accords bilatéraux ou des ventes d’armes. Elle vise à créer un système parallèle, offrant aux nations africaines des alternatives aux mécanismes financiers existants, souvent perçus comme trop liés à l’Occident. L’enjeu est de taille : il s’agit de redéfinir les allégeances économiques et, in fine, politiques sur un continent en pleine croissance et riche en ressources.

I. RÉSUMÉ EXÉCUTIF. « LA RUPTURE AFRICAINE »

A. Configuration stratégique identifiée

L’initiative russe, baptisée architecture financière A7, représente une tentative audacieuse de créer un cadre économique alternatif. Elle vise à offrir aux pays africains des solutions de financement, de commerce et d’investissement qui contournent les systèmes traditionnels dominés par les institutions occidentales. L’objectif est double : (i) réduire la dépendance vis-à-vis des monnaies et des banques occidentales, et simultanément, (ii) renforcer les liens économiques avec la Russie.

Émergence d’une infrastructure financière parallèle russo-africaine (A7/A7A5) comme alternative directe et frontale au système monétaire du franc CFA et aux mécanismes paiements occidentaux (Swift, correspondant banking français).

MétriqueValeurSourceDate
Paiements RUB Russie-Afrique84% pénétrationSergei Lavrov (FM Russia)Déc 2025
Croissance paiements RUB YoY+84% (jan-oct vs 2024)Conférence Caire23 déc 2025
Pays adoptant A7Nigeria, Zimbabwe (confirmés)PSB bank, LavrovSept-Déc 2025
Offices A7 AfriqueHarare, LagosPSB statementsSept 2025
Trade Russia-Afrique$23-27Md (2024-2025)Russian sources2025
Target 2030$50Md (projection)Sergei Katyrin (CCI)Oct 2025
Croissance transactions A7+40% (2025)Russia-Africa ExpoOct 2025

Sources : Sergei Lavrov (Russia-Africa Partnership Forum, Cairo, 23 Dec 2025), PSB official statements, Russian Chamber of Commerce

B. Nontre thèse centrale

A7/A7A5 en Afrique n’est pas un projet commercial. C’est un outil géopolitique d’érosion de l’influence monétaire française

L’initiative russe, baptisée architecture financière A7, représente une tentative audacieuse de créer un cadre économique alternatif. Elle vise à offrir aux pays africains des solutions de financement, de commerce et d’investissement qui contournent les systèmes traditionnels dominés par les institutions occidentales. L’objectif est double : réduire la dépendance vis-à-vis des monnaies et des banques occidentales, et simultanément, renforcer les liens économiques avec la Russie.

Cette architecture se base sur plusieurs piliers, dont (i) la promotion de monnaies locales pour les échanges bilatéraux, (ii) la mise en place de plateformes de paiement indépendantes et (iii) le développement de fonds d’investissement conjoints. L’idée est de bâtir un écosystème financier qui réponde aux besoins spécifiques des économies africaines tout en s’affranchissant des contraintes perçues du système actuel. C’est une stratégie de long terme, visant à ancrer durablement la présence russe.

On observe trois éléments de rupture.
Le premier concerne le domaine monétaire qui représente une substitution RUB/crypto au franc CFA, entraînant une diminution du monopole de la Banque de France dans cette zone géographique.
Le second concerne le domaine financier, avec une déviation associée au secteur bancaire français et une conséquence de la perte de contrôle des flux.
Le troisième aspect est celui lié à la géopolitique, qui concerne le soft power russe grâce au système de paiements et à l’alignement du bloc non-occidental.

Nous jugeons qu’il existe un risque systémique pour la stabilité de la zone franc CFA si une adoption à grande échelle (>3 pays CFA) a lieu, avec une période critique s’étendant de 18 à 36 mois.

II. ANATOMIE DE L’EXPANSION DE A7 AFRIQUE

A. Données géographiques. Les pays adoptants confirmées en 2025

1. NIGERIA

Doté d’une population de 220 millions d’habitants, le pays se classe comme premier en Afrique, avec un PIB s’élevant à 477 milliards de dollars. Il occupe également la première place en Afrique subsaharienne. Dans ce pays, le statut de l’A7 prévoit la mise en place d’un bureau opérationnel à Lagos dès septembre 2025 (déjà créé).

La Russie a confirmé des transactions commerciales s’élevant à 1,8 milliard de dollars (entre ces deux pays) en 2024 et a exprimé son intérêt stratégique pour l’établissement d’un Hub en Afrique de l’Ouest, comme alternative au Swift.

Source : PSB Chairman Petr Fradkov, A7 CEO Ilan Shor (Eastern Economic Forum)

2. ZIMBABWE

Doté d’une population de 15 millions d’habitants, le pays se classe comme premier en Afrique, avec un PIB s’élevant à 31 milliards de dollars. Dans ce pays, le statut de l’A7 prévoit la mise en place d’un bureau opérationnel à Harare dès septembre 2025 (déjà créé). La Russie a confirmé des transactions commerciales s’élevant à 150 millions de dollars (entre ces deux pays) en 2024 et a exprimé son intérêt stratégique pour l’établissement d’un corridor de l’Afrique australe, dans l’objectif d’éviter des sanctions.   

Source : PSB Deputy Chairman Mikhail Dorofeev

Source : PSB Deputy Chairman Mikhail Dorofeev

Pays observateurs ou potentiels. Afrique francophone (zone CFA comme cible stratégique)

D’après les déclarations de Sergey Lavrov : « Invitant tous les autres partenaires africains à suivre l’exemple » de Nigeria et Zimbabwe.

Candidats probables (Steelldy geopolitical model)

PaysZoneProb adoptionDrivers
MaliCFA Ouest75%
Burkina FasoCFA Ouest70%
NigerCFA Ouest65%
CentrafriqueCFA Centre60%
Congo-BCFA Centre35%Stable mais observation
TchadCFA Centre25%Pivot récent anti-France

Afrique non-francophone

PaysProbDrivers
Afrique du Sud45%Membre BRICS, infrastructure financière
Éthiopie40%Exportations de café vers la Russie, pas encore alignée
Angola35%Des anciènnes rapports historiques, pétrole/diamands

B. MÉCANISME TECHNIQUE D’IMPLÉMENTATION

ARCHITECTURE A7 en AFRIQUE

ÉTAPE 1 : Ouverture d’offices physiques A7 (Lagos, Harare modèle)

         ↓

ÉTAPE 2 : Partnership avec les banques locales (correspondant A7)

         ↓

ÉTAPE 3 : Lien direct avec la Banque Centrale Russe ↔ Banques Centrales africaines

         ↓

ÉTAPE 4 : Paiements en RUB/monnaie locale (évite USD/EUR/CFA)

         ↓

ÉTAPE 5 : Option crypto A7A5 (stablecoin) pour les flux transfrontaliers rapides

         ↓

ÉTAPE 6 : Expansion des services (dépôts, cash, crypto exchange)

Déclaration de Sergey Lavrov (23 dec 2025, à Cairo)

« Établir des liens directs entre la Banque centrale de Russie et les banques centrales africaines… mécanismes durables de règlement en monnaies nationales…paiements avec des roubles dans l’espace Russie-Afrique : à peu près 84% dès janvier à octobre 2025 (vs. année précédente)« . Il s’agit bien d’une infrastructure opérationnelle et pas d’un projet pilote.

III. MENACE DE LA ZONE FRANC CFA

Au cœur de cette confrontation d’influences se trouve le Franc CFA, une monnaie qui lie quatorze pays africains à la France. Sa structure repose sur des principes de stabilité qui ont longtemps été considérés comme des atouts majeurs. L’ancrage à l’euro, par exemple, assure une inflation contrôlée, souvent maintenue sous la barre des 3%, offrant une prévisibilité économique précieuse pour les entreprises et les ménages.

La convertibilité illimitée, garantie par le Trésor français, est un autre pilier fondamental. Elle assure que le Franc CFA peut être échangé contre l’euro sans restriction, renforçant la confiance des investisseurs et facilitant le commerce international. Cette garantie est un gage de sécurité financière, particulièrement apprécié dans un environnement économique mondial parfois volatil. La liberté de circulation des capitaux entre la zone CFA et la France est également un élément clé, favorisant les échanges et les investissements.

A. Rappel fondamentaux sur le Franc CFA

La zone du Franc CFA (données du 2025)

ParamètreValeurMécanisme
Pays membres14 (8 UEMOA + 6 CEMAC)Afrique Ouest/Centre
Population~180M
PIB combiné~$240Md
Peg EUR1 EUR = 655,957 XOF/XAFFixe depuis 1999
Garantie convertibilitéTrésor françaisComptes opérations
Réserves détenues France50%+ réserves changeBanque de France
Liberté transfertsZone CFA ↔ FranceGarantie Trésor

Piliers de la stabilité CFA

Les piliers de la stabilité du CFA reposent sur plusieurs fondements essentiels. Premièrement, l’ancrage en euros, souspinned par une inflation contrôlée visant une cible inférieure à 3%, assure une prévisibilité économique. Deuxièmement, la convertibilité est renforcée par une garantie de Trésor français illimitée, offrant une sécurité transactionnelle. Troisièmement, la liberté de circulation des capitaux entre la zone CFA et la France favorise les échanges économiques. Enfin, la crédibilité est soutenue par un backing souverain de la France, noté AAA/AA, instaurant une confiance accrue dans la monnaie.

B. Vecteurs disruption A7/A7A5

Vecteur n°1 : contournement des paiements en CFA

Mécanisme

L’instauration du mécanisme A7, permettant aux importateurs des pays de la zone CFA, comme le Mali, d’effectuer des paiements directs en roubles (RUB) pour leurs transactions commerciales avec la Russie, représente une rupture significative dans les modalités de paiement traditionnelles.

Avant A7, ces paiements passaient par le currency français en euros (EUR) via un système de correspondants bancaires. Ce contournement du franc CFA engendre plusieurs impacts notables : une diminution de la demande pour le CFA par rapport à l’EUR, exerçant une pression sur sa convertibilité, et un affaiblissement des réserves de change qui augmente la fragilité des comptes d’opérations. Par ailleurs, la réduction des volumes de transactions via SWIFT et des flux vers les banques françaises entraîne une chute des revenus générés par ces services, exacerbant ainsi la vulnérabilité économique des acteurs nationaux.

Vecteur n°2 : attractivité de rendements de A7A5

Comparaison avec les investisseurs locaux

PlacementRendementRisqueLiquidité
Dépôt CFA banque locale2-4%/anFaibleHaute
T-Bonds France (via CFA)3-3,5%/anTrès faibleHaute
A7A5 stablecoin~8-12%/an (50% intérêts dépôts PSB)Élevé (sanctions)Moyenne

Les investisseurs locaux privilégient le stablecoin A7A5 (rendement 8-12%) par rapport aux placements traditionnels (dépôts bancaires 2-4%, T-Bonds 3-3,5%), malgré un risque plus élevé (les sanctions) et une liquidité moyenne. L’écart de rendement de +5 à 9% incite à une fuite des capitaux hors de la zone CFA.

Vecteur n°3 : fragmentation monétaire politique au Sahel

L’évolution de la situation politique et économique au Mali, Burkina Faso et Niger, où des gouvernements pro-russes ont progressivement pris le pouvoir, pose des questions cruciales concernant la stabilité monétaire de la région. L’adoption de l’A7 par ces gouvernements constitue un tournant majeur, entraînant une réorientation des (i) paiements internationaux vers le rouble (RUB) et (ii) d’autres monnaies telles que l’A7A5, délaissant ainsi le franc CFA.

Cette dynamique pourrait inciter à une demande croissante de sortie de la zone CFA, une problématique déjà évoquée lors des discussions entre dirigeants en 2023-2024. En réponse à cette tendance, la création d’une monnaie commune pour le Sahel, distincte de l’influence française et du franc CFA, pourrait émerger comme une solution monétaire pragmatique.

L’implémentation de l’A7 et de l’A7A5 fonctionnerait alors comme une infrastructure de paiement de facto, consolidant les échanges économiques intra-régionaux tout en réduisant la dépendance aux systèmes monétaires traditionnels. Avec une probabilité estimée à 42% dans un horizon de 24 mois, cette transition pourrait profondément redéfinir les relations économiques et politiques au sein du Sahel.

IV. CONSÉQUENCES POUR LA FRANCE. QUANTIFICATION

A. Impact économique direct

1. Perte de revenus bancaires
Le commerce entre la France et la zone CFA représente environ 10 milliards d’euros par an en 2024. En considérant les frais bancaires associés, estimés entre 0,5 et 1%, on peut anticiper des revenus de 50 à 100 millions d’euros par an pour les banques françaises. Cependant, avec une migration possible de 30% des flux vers la monnaie A7, la perte de frais bancaires pourrait atteindre entre 15 et 30 millions d’euros par an. Dans le cas d’une migration de 50%, cette perte serait de 25 à 50 millions d’euros. Les institutions particulièrement touchées incluront BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, qui ont une présence significative dans la zone CFA.

    2. Cout de stabilisation du CFA
    L’adoption de l’A7 pourrait entraîner une baisse de la demande pour le franc CFA et créer une pression supplémentaire sur les comptes d’opérations. En conséquence, le Trésor français serait contraint de mobiliser des euros pour garantir la convertibilité, exposant ainsi la France à un risque de crise de confiance. Une conversion massive du CFA en euros pourrait engendrer un coût potentiel de l’ordre de 2 à 5 milliards d’euros dans un scénario de stress, similaire à la dévaluation du CFA en 1994, qui a engendré une crise majeure.

    3. Perte d’influence commerciale
    Les données concernant le commerce entre la France et l’Afrique montrent que les exportations françaises vers l’Afrique atteignent 20 milliards d’euros en 2024, dont environ 50% passent par le CFA. En cas de domination de l’A7, 10 milliards d’euros d’exportations pourraient être menacées, tout comme 6 milliards d’euros d’importations, soit un total d’exposition commerciale de 16 milliards d’euros. Cela pourrait signifier une perte d’accès préférentiel au marché CFA pour les entreprises françaises.

    B. Impact géopolitique stratégique

    1. Érosion du Soft Power français
    La France a historiquement exercé son influence en Afrique via des piliers militaires, linguistiques, monétaires, et éducatifs. La menace pesant sur le franc CFA par l’A7 constituerait un coup dur pour son levier monétaire, laissant la voie ouverte à des puissances telles que la Russie ou la Chine pour combler ce vide.

    2. Fragmentation de la zone Euro (Indirect)
    La possibilité d’une instabilité du CFA pourrait entraîner des appels massifs à la conversion, augmentant ainsi la dette française. Bien que la probabilité de ce scénario soit faible (environ 15%), les conséquences pourraient être catastrophiques pour la zone euro, notamment à travers un élargissement des spreads entre les OAT et les Bunds, soulignant la vulnérabilité de la France en tant que deuxième économie de la zone euro.

    C. Impact sécuritaire (Sahel/Afrique Ouest)
    L’émergence de l’A7 pourrait également faciliter le financement des opérations de W… et d’Africa Corps dans la région du Sahel, exacerbant ainsi les défis sécuritaires auxquels la France est confrontée dans cette région stratégique. Le renforcement de l’influence russe ne ferait qu’accentuer la marginalisation de la France sur le plan sécuritaire, créant une dynamique préoccupante pour la stabilité régionale.

    V. RECOMMANDATIONS INSTITUTIONNELLES

    A. Pour les Asset Managers (France/EU)

    Exposition du risque CFA

    Asset ClassExpositionRecommandation
    Obligations souveraines CFADirecteRéduire duration, focus pays stables
    Banking sector (BNP, SocGen)Indirecte (filiales CFA)Monitor NPL, provisions
    Corporate CFASectorielleÉviter exposure Mali/Burkina/Niger
    Commodities (uranium, or)Trade financeHedging politique risque

      Stratégie défensive
      Maintenir : Côte d’Ivoire, Sénégal, Gabon (stables CFA)
      Hedge : Options EUR/XOF, EUR/XAF (volatilité attendue)
      Monitoriser : Spreads CFA bonds vs France OAT (early warning)

      Les implications géopolitiques de cette rivalité financière

      La compétition entre l’influence française, symbolisée par le Franc CFA, et l’offensive russe via l’A7, dépasse largement le cadre économique. Elle s’inscrit dans une lutte d’influence géopolitique plus vaste sur le continent africain. La Russie cherche à se positionner comme un partenaire alternatif, moins enclin à imposer des conditions politiques ou des normes de gouvernance, ce qui peut séduire certains régimes.

      Pour la France, maintenir la pertinence du Franc CFA et de ses partenariats économiques est crucial pour préserver son statut de puissance influente en Afrique. La capacité de la France à adapter ses relations, à répondre aux critiques et à moderniser ses liens avec les pays africains sera déterminante. L’avenir de l’architecture financière en Afrique dépendra de la capacité des nations du continent à naviguer entre ces offres concurrentes, en cherchant le meilleur équilibre entre stabilité, souveraineté et développement.

      Références

      1. Banque de France, BCEAO, BEAC
      2. Sputnik Africa, Pravda (Russia state media) : cohérents avec statements officiels
      3. Business Post Nigeria, Pan African Visions : corroboration locale
      4. Forbes Russia : A7A5 launch confirmation
      5. Steelldy Models
      6. Monte Carlo 75 000 simulations
      7. Variables : adoption rates, trade volumes, political stability, sanctions efficacy
      8. CFA stabilization historical data (1994 devaluation)
      9. Reserves call scenarios (stress testing 30-50% conversion calls)
      10. Sources gouvernementales russes : (a) Sergei Lavrov (FM) : Russia-Africa Partnership Forum Cairo (23 Dec 2025) ; (b) PSB (Promsvyazbank) : Official statements, press releases ; (c) Russian Chamber of Commerce : Sergei Katyrin statements
      11. Sources gouvernementales françaises : (a) Banque de France : Zone CFA data, reserves ; (b) Trésor français : CFA garantees, operations accounts ; (c) BCEAO, BEAC : CFA fundamentals
      12. Blockchain Analytics : (a) Elliptic : A7A5 flow tracking ; (b) Chainalysis : volumes, addresses ; (c) CIR (Centre Information Resilience) : Geopolitical analysis
      13. Médias vérifiables : (a) Sputnik Africa, Pravda : official Russia position ; (b) Business Post Nigeria, Pan African Visions : local corroboration ; (c) Financial Times : A7A5 initial investigation
      14. Modèles utilisés : (a) Steelldy Geopolitical Risk Model ; (b) CFA Stability Stress Testing (historical 1994 devaluation) ; (c) Monte Carlo Simulations (75 000 runs) ; (d) Political Alignment Matrix

      Oleg Turceac

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      Oleg Turceac
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