I. EXÉCUTIF QUANTITATIF. ARCHITECTURE UNIT
A. Caractéristiques techniques de la monnaie UNIT
PARAMÈTRE SPÉCIFICATION RISK TIER
────────────────────────────────────────────────────────────────────
Type d’actif Digital Trade Currency nouveau
Backing 40% or physique et 60% BRICS médium
Émetteur IRIAS (Research Institute) haut
Régulation Aucune (prototype) critique
Blockchain Permissionné IRIAS haut
Convertibilité Non-remboursable médium
Liquidité Nulle (prototype) critique
Juridiction Multi-juridictionnelle très haut
II. ARCHITECTURE TECHNIQUE ET BLOCKCHAIN
A. INFRASTRUCTURE BLOCKCHAIN UNIT
La blockchain Unit repose sur un mécanisme de consensus pBFT assurant une finalité rapide (2-3s) et un débit théorique de 3000 TPS, géré par 21 validateurs BRICS+. L’architecture des smart contracts inclut un (i) contrat de réserve basé sur un flux de prix de l’or (oracle), (ii) un contrat de clearing pour des swaps atomiques interbancaires, et (iii) un contrat de gouvernance à vote pondéré par réserves.
Un exemple de code pour la gestion des réserves et de la monnaie (Unit) est fourni, illustrant la nécessité d’une autorisation de la banque centrale et la vérification du ratio de réserves (40/60) avant l’émission (mint).
Les risques technologiques identifiés sont critiques : point unique de défaillance via les serveurs IRIAS, vulnérabilité de l’oracle sur le prix de l’or, limites de scalabilité dues au petit nombre de nœuds, absence d’interopérabilité sans bridge, et absence d’audit de sécurité public.
B. RISQUES CRYPTOGRAPHIQUES
L’analyse cryptographique révèle l’utilisation des algorithmes SHA-256, ECDSA secp256k1, AES-256 et gestion MPC. Les vulnérabilités incluent un risque quantique, 21 points d’attaque pour la compromission des clés, une faiblesse potentielle du générateur de nombres aléatoires dans l’oracle de tarification, et une vulnérabilité aux attaques temporelles pour pBFT. Le score de sécurité NIST est faible dans toutes les catégories : Identification (45/100), Protection (38/100), Détection (28/100), Réponse (22/100) et Récupération (15/100), indiquant une sécurité globale précaire.
III. ARCHITECTURE MONÉTAIRE & RISQUES FINANCIERS
A. Modèle de réserve 40/60. Analyse du risque
L’architecture monétaire 40/60 analyse le risque de la monnaie de réserve UNIT composée à 40% d’or physique et 60% de devises BRICS (CNY, INR, BRL, RUB, ZAR, 12% chacune). Les risques majeurs incluent une forte concentration géopolitique (100% BRICS) et un risque de sanctions sur le Rouble. La qualité des réserves est faible, les devises BRICS représentant seulement 6,7% des réserves mondiales. En cas de stress, la conversion en USD/EUR prendrait 3-7 jours avec un slippage estimé de 8-15%, avec des contreparties limitées aux banques BRICS.
B. Risque de contrepartie et collatéral
L’analyse du risque de contrepartie de l’Unit met en lumière plusieurs vulnérabilités. Les contreparties directes sont cinq banques centrales (PBoC, RBI, CBR, BCB, SARB), mais l’Unit n’est pas émis par elles et n’a pas cours légal, ni reconnaissance FMI/BIS. Les risques juridiques sont élevés, notamment en raison de l’incertitude de la juridiction en cas de litige, l’absence de mécanisme d’arbitrage et l’invocation potentielle de l’immunité souveraine. Concernant le collatéral (réserves d’or), la vérification est limitée : stockage dans cinq lieux sans audit indépendant et fréquence d’essai inconnue. Des décotes significatives (haircuts) sont jugées nécessaires sur les actifs soutenant l’Unit : l’or physique (15-20%), le CNY (25-30%), l’INR (30-35%), le BRL (35-40%), le RUB (40-50%) et le ZAR (35-45%), reflétant les risques de contrôle des capitaux, volatilité, inflation et sanctions/risque pays associés.
IV. RISQUES RÉGLEMENTAIRES ET DE CONFORMITÉ
A. Payments Regulation & Sanctions Risk
Le paysage réglementaire soulève des risques importants. Aux États-Unis, l’absence de régulation expose à un risque OFAC. L’UE (MiCA non applicable) et le Royaume-Uni (FCA incertitude) présentent aussi des zones grises. La FINMA suisse est en phase de monitoring. Le risque de sanctions est dominé par l’exposition OFAC via des composantes en Rouble (RUB), pouvant entraîner une coupure du correspondent banking et l’application de la Règle des 50%.
Le risque de sanctions secondaires est estimé à 1,22% de probabilité annuelle mais avec un impact potentiellement total (100%) s’il se réalise. Le cadre AML est quasi inexistant (absence de KYC, surveillance des transactions, rapports d’activités suspectes ou conformité Travel Rule), conférant un score de risque AML extrêmement élevé (92/100).
B. Taxation & Accounting Treatment
Le traitement comptable et fiscal de l’Unit est complexe. En vertu des normes IFRS, la classification la plus probable est celle d’instrument financier (IFRS 9), bien que la cryptomonnaie (IAS 38) ou une matière première (IAS 2) soient des options possibles.
Les implications fiscales sont nombreuses : (a) difficulté à (i) déterminer le coût de base et (ii) l’événement de réalisation pour les gains en capital, et (b) incertitude quant à la taxation (TVA) des échanges d’Unit contre d’autres unités ou contre de la monnaie fiduciaire, avec un risque de « jurisdiction shopping« . Les défis d’audit sont significatifs, (i) notamment l’évaluation quotidienne (incluant cinq devises), (ii) la vérification de l’existence des réserves, (iii) la compréhension des droits et obligations via des contrats opaques, (iv) et la détermination de la présentation appropriée dans les états financiers.
V. RISQUES DE MARCHÉ & LIQUIDITÉ
A. Liquidity Risk Assessment
Le modèle de liquidité de l’Unité évalue les risques de marché et de liquidité. Actuellement, les volumes quotidiens sur les marchés (Interbank BRICS, OTC, Bourse, DEX) affichent $0, signalant une absence de profondeur de marché mesurable pour l’Unité. Des tests de stress sont menés.
Le scénario A (retrait de 10% des réserves) indique un temps de liquidation de 5 à 10 jours, avec un impact sur le marché de 12 à 18% et une capacité maximale de contrepartie de 1 à 2 milliards de dollars; le débordement systémique est jugé négligeable.
Le scénario B (crise de confiance) montre qu’un retrait direct est impossible car l’Unité n’est pas convertible, mais un blocage est possible si les banques refusent de la détenir. Une contagion aux devises BRICS est probable, avec une amplification de 3 à 5 fois via les corrélations. La Value at Risk ajustée à la liquidité (LVaR) pour une position de 100 millions de dollars sur 10 jours à 95% de confiance est calculée à 12,9 millions de dollars. Dans ce calcul, l’ajustement de liquidité ($8,7M) représente 67% du risque total, soulignant la prépondérance du risque de liquidité par rapport au risque de marché pur ($4,2M).
B. Correlation & Diversification Analysis
L’analyse de corrélation sur 5 ans montre des coefficients faibles entre l’Or et les monnaies BRICS (0.18 à 0.31). La diversification d’un panier Or/BRICS affiche une volatilité annualisée de 20,8%, supérieure aux devises majeures (USD: 6,2%, EUR: 7,8%). En période de stress, les corrélations Or/BRICS (0.58) et BRICS intra-corrélation (0.71) augmentent fortement, entraînant un effondrement du bénéfice de diversification (-73%).
VI. RISQUES OPÉRATIONNELS ET DE GOUVERNANCE
A. Governance Structure Risks
La structure de gouvernance de l’Unit présente des risques dans trois domaines principaux.
Premièrement, le mécanisme de prise de décision est sujet à des blocages ou des dérives politiques : changer le poids du panier nécessite l’accord de 4/5 pays (risque politique), modifier le backing requiert l’unanimité (risque de Gridlock), émettre de nouvelles unités peut engendrer l’Inflation (3/5 pays), et suspendre un membre nécessite 4/5 voix (risque d’exclusion).
Deuxièmement, les risques opérationnels sont notables. Le risque de settlement est accru par des différences de fuseaux horaires (11 heures), des calendriers de jours fériés divergents (5 calendriers) et des heures de cut-off non standardisées, aboutissant à des échecs de règlement probables estimés entre 8 et 12%. La résilience opérationnelle est fragilisée par l’infrastructure IRIAS comme point unique de défaillance, l’absence de tests de reprise après sinistre, une sécurité informatique limitée et des plans de continuité/reprise non publics, entraînant une charge de capital OpRisk de 18,5% des RWA selon Bâle.
Troisièmement, on observe un déficit de transparence, car aucune information publique n’est fournie concernant les audits de réserves, les volumes de transactions, les expositions aux contreparties, les procès-verbaux de gouvernance ou le cadre de gestion des risques.
B. Conflicts of Interest & Alignment
Les BRICS présentent des divergences économiques : la Chine privilégie le RMB, l’Inde la stabilité de la Roupie, la Russie veut contourner les sanctions, le Brésil contrôle l’inflation, et l’Afrique du Sud cherche du financement. Les gains de la dédollarisation varient fortement (Chine $45B, Russie >$100B évités) et sont négatifs pour l’Afrique du Sud, créant des incitations divergentes à coopérer.
VII. RISQUES GÉOPOLITIQUES ET SYSTÉMIQUES
A. Impact sur le système monétaire international
Les risques géopolitiques impactent le système monétaire international via une modélisation d’impact systémique. Un scénario de dédollarisation, avec une adoption de l’Unit représentant 15% du commerce BRICS d’ici 2030, entraînerait une réduction des réserves en USD de 180-220 milliards de dollars, une dépréciation de l’USD de 8 à 12% (ceteris paribus), une hausse des rendements du Trésor américain de 35 à 50 points de base, et une diminution de la liquidité mondiale de l’équivalent de 300-400 milliards de dollars.
Le risque de contagion vers la finance globale se transmet par trois canaux : (a) le canal monétaire (faiblesse de l’USD menant au débouclage des carry trades et au stress sur les marchés émergents), (b) le canal des taux (hausse des rendements UST entraînant une reprobabilisation globale et une crise de crédit), et (c) le canal de liquidité (réduction de la liquidité en dollars provoquant un stress de financement et des ventes forcées).
Le scénario de risque extrême, impliquant une adhésion rapide (30% du commerce BRICS) et l’implication d’autres pays, pourrait provoquer une chute de l’USD de 20 à 25%, un rendement 10 ans des UST supérieur à 6,5%, une probabilité de récession mondiale accrue de 40%, et une probabilité de crise financière augmentée de 28%. Parallèlement, la fragmentation du système financier se profile avec une bifurcation probable en deux blocs : (A) un bloc USD (G7 et alliés, finance traditionnelle) et (B) un bloc Unit (BRICS+ et pays non alignés).
Cette situation implique une concurrence entre systèmes de paiement et une duplication des infrastructures, générant des coûts additionnels estimés entre 80 et 120 milliards de dollars par an au niveau global. Les implications pour les institutions sont significatives : les banques globales feraient face à des coûts de conformité doubles (+15-20%), une allocation de capital inefficace et une gestion de trésorerie complexifiée. Les gestionnaires d’actifs verraient la couverture de change devenir plus difficile, une fragmentation de la liquidité et une augmentation du risque de contrepartie. Enfin, les entreprises subiraient des inefficacités dans leur fonds de roulement, des difficultés dans la gestion de l’exposition et une complexité accrue de la comptabilité.
VIII. MODÈLES DE PRICING ET RISK METRICS
Le modèle d’évaluation Unit (Unit Valuation Model) calcule une Valeur Intrinsèque (IV_unit) pondérée : 40% du prix de l’or (USD/g) et 60% de la moyenne pondérée de 20% des taux de change USD/devise. Cette valeur nécessite des ajustements de risque significatifs.
La prime de risque souverain varie fortement (Chine 85 bps à Russie 850 bps), avec une moyenne pondérée de 418 bps. Des primes additionnelles s’appliquent pour l’illiquidité (+250-350 bps) et le risque réglementaire (+180-220 bps), tandis qu’un escompte de convertibilité de -15 à -20% est appliqué aux actifs non rachetables.
Le taux d’actualisation final ajusté au risque est de 9.28% (taux sans risque 3M UST + prime souveraine + prime de liquidité), entraînant une décote de 18-22% par rapport à la valeur théorique.
L’intégration de l’Unit dans la théorie du portefeuille montre qu’une allocation croissante (jusqu’à +30%) augmente le rendement attendu (de 7.2% à 7.8%) mais augmente proportionnellement le risque (sigma, de 15.8% à 20.1%). Cependant, le ratio de Sharpe se dégrade (de 0.456 à 0.388), indiquant une moindre performance ajustée au risque. Concernant les métriques de risque de baisse, le ratio de Sortino diminue significativement avec l’ajout d’Unit (de 0.62 à 0.51 pour +20% d’Unité).
Le Maximum Drawdown simulé s’aggrave (de -34.2% à -41.7% pour +20% d’Unit). Les mesures de risque de queue confirment une exposition accrue : l’Expected Shortfall (95%) augmente de 20% (-8.2% à -9.8% mensuel). Finalement, l’Unit accroît la non-normalité de la distribution, rendant la skewness plus négative (-0.51) et augmentant la kurtosis (5.1), signifiant des queues de distribution plus épaisses.
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