2024-2025 The Biggest Buyers of U.S. Debt (Tresuries) : la France 70Md$

❶ II est essentiel de faire une distinction claire entre le budget public et les réserves de change et comprendre que les <70 Md$> évoqués ne proviennent pas directement du Trésor français mais d’entités de l’Eurosystème ou de fonds souverains, représentant environ 30 % des réserves totales (~220 Md€).
❷ L’achat de Treasury s’appuie sur trois piliers :
(1) la gestion des réserves de change – l’euro n’étant pas monnaie de réserve dominante, la France a besoin d’actifs USD ultra‑liquides pour payer les importations d’énergie et intervenir sur le marché des changes ;
(2) l’arbitrage de taux – les Treasuries offrent un rendement (~4,5 %) supérieur aux OAT (~3,1 %), mais le risque de change annule souvent le gain, la priorité restant la sécurité ;
(3) la diversification du risque souverain – détenir des Treasuries évite le « doom loop », assure des réserves intactes en cas de crise française.
❸ Les paradoxes soulevés (prêter aux USA alors qu’on est endetté, dépendance au dollar) découlent d’une confusion entre budget et réserves : les réserves proviennent d’excédents commerciaux passés, pas d’emprunts actuels.
❹ La dépendance au dollar reste inévitable tant que le pétrole et le système SWIFT sont libellés en dollars. Comparativement, le Japon possède 1 060 Md$, la Chine 768 Md$, la France ~50‑70 Md$, l’Allemagne ~30 Md$, plaçant la France dans la norme des pays développés.
❺ Est-il possible d’attendre davantage,
– à court terme, plus de transparence sur [i] la composition des réserves, [ii] augmenter MODESTEMENT l’OR et/ou [iii] renforcer les Bunds allemands ;
– à moyen terme, créer un « Euro Treasury » et développer le commerce énergétique en euros.
❻ La conclusion stratégique souligne que la France n’achète pas les Treasuries par idéologie mais par contrainte systémique dans un ordre monétaire dominé par le dollar ; la vraie question est de savoir comment l’Europe peut bâtir une alternative crédible, principalement politique plutôt que financière.

La réglementation MiCA (Markets in Crypto-Assets) de l’UE ne reconnaît PAS les cryptos comme « actifs de réserve éligibles »

Oleg Turceac

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