Bayron King aborde la chute brutale des prix de l’or, de l’argent, des métaux et des actions minières survenue un vendredi, en la comparant de manière ironique à la tradition américaine de la Chandeleur (Groundhog Day). Il souligne que, tout comme la prédiction du raton laveur est une devinette météorologique, l’explication de la chute des prix par les médias principaux est une fable. King rassure les investisseurs, notamment les nouveaux, de ne pas paniquer et de ne pas vendre avec des pertes importantes. Il rappelle que malgré le plongeon de vendredi, les prix de l’or et de l’argent restent à des niveaux records sur le mois et ont enregistré des gains significatifs sur les trois derniers mois (l’or ayant augmenté d’environ 15% entre début novembre et début février, et l’argent d’environ 60% sur la même période). La baisse de vendredi est vue comme un retracement d’une hausse jugée « presque verticale ». Historiquement, l’argent a connu de tels mouvements erratiques, notamment en 1980 avec la tentative de monopole des frères Hunt et en 2011 lors de la crise financière. La récente hausse était soutenue par une demande industrielle structurelle forte (électronique, solaire, véhicules électriques) face à une offre minière limitée, exacerbée par la spéculation (y compris de grandes banques et des traders FOMO). Concernant l’action future, King réfute l’idée que la nomination potentielle de Kevin Warsh à la tête de la Réserve Fédérale (Fed) soit la cause de la chute, la considérant comme un catalyseur mais pas la cause fondamentale, à l’instar de la prédiction du raton laveur. Il explique que, contrairement à l’époque de Paul Volcker en 1980 (lorsque la dette US/PIB était de 30% et que des taux à 20% pouvaient être supportés), le ratio dette US/PIB actuel de 125% empêche toute hausse significative des taux d’intérêt. Tenter d’augmenter les taux mènerait à la faillite du Trésor. Un futur président de la Fed devrait plutôt baisser les taux, ce qui est favorable aux métaux précieux et autres actifs solides. King insiste sur le fait que le marché n’a pas connu de véritable correction des fondamentaux : pas de changement dans l’offre minière ou le raffinage, ni de baisse de la demande industrielle ou des banques centrales. La baisse de vendredi est interprétée comme une pression à la baisse ponctuelle (une « escroquerie » dans le mauvais sens du terme) sur les marchés occidentaux, sans justification économique réelle. Il mentionne en passant qu’une recommandation de vente d’actions minières (Hecla Mining) faite préventivement avait permis d’éviter une perte importante lors de ce krach.
Le prix enregistré pour l’argent papier à Londres et New York a chuté à 78 $, cependant, le prix de l’argent métallique réel à Shanghai dépassait 120 $, signalant une forte demande pour le métal physique tandis que les contrats papier étaient dévalués. Ce mouvement suggère que des acteurs influents, possiblement pour se couvrir de positions vendeuses à découvert sur un marché haussier, ont artificiellement fait baisser le prix en liquidant leurs avoirs papier. Le contraste reste marqué : l’argent de Shanghai se négociait au-dessus de 100 $ tandis que l’argent papier occidental est tombé à 87 $. Cette différence reflète le prix réel contre le prix fictif, étant donné que la Chine, gros consommateur d’argent pour l’électronique et l’énergie solaire, exige du métal véritable et non des compensations sur papier. Avec la demande pour le métal physique, les coffres-forts occidentaux se vident car les détenteurs de contrats papier exigent la livraison réelle. Le problème est que l’offre de métal physique ne suffit pas : on estime qu’il y a jusqu’à 350 contrats papier pour chaque once d’argent réelle, rendant la situation intenable pour les contrats papier. Il est conseillé aux détenteurs d’argent physique (pièces, lingots) de conserver leurs actifs, même si leur valeur papier a temporairement baissé. Concernant les actions minières, une analyse individuelle est nécessaire, se concentrant sur les actifs, le management et la rentabilité. Les entreprises minières génèrent déjà d’importants profits, même avec les prix actuels de l’argent, et seraient très rentables avec des prix plus élevés. La baisse actuelle pourrait représenter une opportunité d’achat pour de bonnes actions, à condition d’attendre que le marché se stabilise, d’utiliser des ordres limites et d’éviter de suivre l’impulsion.
Le contexte est tendu, la monnaie des États-Unis a retardé la production de métaux précieux, et des rumeurs circulent sur une déclaration de force majeure par la monnaie royale canadienne, car l’argent physique de haute qualité est expédié vers l’Asie en raison des primes élevées. Enfin, le marché de la ferraille d’argent est ralenti, les affineurs se concentrant sur les gros clients industriels. La panique est déconseillée : l’or et l’argent réels restent rares et précieux malgré la distorsion du marché papier, et le métal physique finira par prévaloir.
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