Analyse de marché

Malgré la volatilité, Peter Reagan assure que 5 500 $ est la nouvelle référence pour l’or

Malgré une récente correction brutale, l’atteinte par l’or d’un nouveau sommet historique autour de 5 500 dollars est significative et ne doit pas être éclipsée par la volatilité à court terme, surtout compte tenu d’une demande mondiale record pour les métaux physiques, selon Peter Reagan.

L’or a brièvement touché 5 500 dollars jeudi après avoir atteint 5 100 dollars en début de semaine, avant de chuter de plus de 9 % vendredi (janvier 2026), marquant la plus forte baisse journalière depuis avril 2013 (l’argent a chuté de 28 %, sa pire journée depuis 1980). Cette chute a immédiatement provoqué des discussions médiatiques sur une « correction », oubliant le sommet atteint.

De tels mouvements sont rares et résultent généralement d’une pression accumulée, ici exacerbée par l’effet de levier massif sur les marchés des matières premières et la popularité croissante du métal. L’effet de levier amplifie à la fois les gains et les pertes, intensifiant les fluctuations. La bonne nouvelle est que les positions à effet de levier ont diminué, rapprochant l’or et l’argent de leur juste valeur.

Malgré la pire journée en une décennie, janvier fut le meilleur mois pour l’or depuis 1999. À long terme, l’atteinte des 5 500 dollars est un fait établi, or l’or a tendance à revenir à ces sommets après des périodes de consolidation, surtout en période de dette publique élevée et d’inflation persistante. Comparer le niveau actuel à celui de 1 650 dollars il y a moins de deux ans montre que 5 500 dollars est désormais un niveau validé.

Les investisseurs font souvent l’erreur de considérer l’or comme un actif de momentum plutôt que comme une réserve de valeur à long terme. La narration d’une « perte de 7 billions de dollars » de valeur boursière est trompeuse, car elle ne reflète pas le marché physique. Contrairement aux cryptomonnaies où la valeur diminue si les détenteurs vendent, les données montrent une activité stable des banques centrales et une demande record pour l’or physique.

La demande mondiale totale a atteint un record de 5 002 tonnes en 2025, avec une hausse de 16 % pour les pièces et lingots. La chute de valeur concerne les marchés « papier » (futures et dérivés) impactés par la volatilité et le désendettement des traders à effet de levier, sans impact sur la détention de métal physique. Les données douanières suisses indiquent des exportations records de métal.

Concernant l’argent, sa performance a été plus modérée, bien que ses fondamentaux semblent solides avec un déficit d’offre annuel persistant et une demande industrielle croissante (énergie, technologie). Historiquement, l’argent bouge plus fortement que l’or lorsque le ratio entre les deux métaux s’écarte de la norme. La faiblesse actuelle de l’argent contraste avec la forte demande pour l’or et la consommation industrielle. En conclusion, la volatilité incite à la réaction émotionnelle, mais la perspective révèle que la correction n’annule pas le nouveau sommet de 5 500 dollars atteint par l’or. Pour les épargnants à long terme, ces événements mettent en lumière la divergence entre la fixation des prix sur les marchés financiers et la demande physique sous-jacente.

Oleg Turceac

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